Le romantisme a puisé une partie de son inspiration dans l’évocation, réelle ou fantaisiste, des grands héros de l’Histoire.
Les compositeurs du XIXe siècle, sous l’impulsion de Ludwig van Beethoven qui composait en 1805 une Symphonie Héroïque en hommage à Napoléon, ont eux aussi suivi ce chemin adaptant les destins de grands personnages, souvent médiévaux, dans leurs opéras ou œuvres symphoniques. Que ce soit avec le grandiose opéra Tannhäuser de Richard Wagner, évoquant la vie des Minnesänger (troubadours des territoires germaniques) ; le chatoyant poème symphonique Till l’Espiègle de Richard Strauss, contant les joyeuses facéties du fameux saltimbanque du nord de l’Allemagne ; ou la très lyrique ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaïkovski inspirée du destin tragique des amants de Vérone. Ecrites pour de grands effectifs instrumentaux, ces œuvres à l’orchestration luxuriante, déploient l’ensemble des ressources de l’orchestre dans une débauche d’effets sonores caractéristiques de l’esprit même des romantiques.
Ludwig van Beethoven, Symphonie n°3 Héroïque Richard Wagner, Tannhäuser (Ouverture) Piotr Ilitch Tchaïkovski, Roméo et Juliette (Ouverture-fantaisie) Richard Strauss, Till l’Espiègle (Poème symphonique)
Orchestre Symphonique du CRR Jean-Luc Tourret, direction