Véronique… Pour beaucoup, ce titre se résume à deux duos encore célèbres (« Poussez, poussez l’escarpolette… » et « Deci, delà, cahin, caha…») tirés d’une opérette aux couleurs pastels, voire un peu mièvres, très loin de nos totems contemporains.
Et pourtant… il existe peu, dans tout le répertoire dit « léger », d’héroïne plus rebelle, plus anti-conformiste, plus impulsive, que cette Hélène de Solange, qui, sous le nom de Véronique, prendra tous les risques pour se venger d’un homme, auquel elle est promise, et qui s’est moqué d’elle publiquement, sans même la connaître.
C’est elle qui mènera la danse, et, sans craindre les conséquences, elle mettra ce jeune homme trop sûr de lui, face à son comportement. C’est une véritable aventure humaine qui se déroule devant nos yeux, où chacun se dévoile et se défait de ses certitudes, pour arriver à la sincérité et découvrir l’autre.
Tout cela est guidé par la merveilleuse et délicate musique de Messager qui, sous des dehors très policés, cache, elle-aussi, des surprises et des beautés insoupçonnées.